Kemal Gözler, « Les origines des Pomaks de Lofça d'après  les tahrir defters ottomans: 1479-1579 », Turcica : Revue des etudes turques, 1999, Tome 31, p.35-66.

Turcica : Revue des études turques est publiée par le Département d'études turques de l'Université des sciences humaines de Strasbourg ( http://www-umb.u-strasbg.fr ), l'équipe "Etudes turques et ottomanes (ESA 8032) ( http://chdt.ehess.fr/  )" du CNRS et l'Association pour le développement des études turques (Avec le concours du Centre national de la recherche scientifique).

Turcica : Revue des études turques est éditée par Editions PEETERS, Bondgenotenlaan 153, B-3000 Leuven, Belgique ( http://www.peeters-leuven.be/ ).

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(p.35)

Turcica : Revue des etudes turques, 1999, Tome 31, p.35-66.

 

Les origines des Pomaks de Lofça d'après  les tahrir defters ottomans : 1479-1579

 

 

 

Kemal GÖZLER*

 


RESUME : Les orIgInes des Pomaks de Lofça d'après les tahrIr defters ottomans : 1479-1579.- Les Pomaks sont une communauté musulmane de langue bulgare. Avant la guerre turco-russe de 1877-1878, ils vivaient en deux régions: dans les Rhodopes et dans la région de Lofça (Loveč) en Bulgarie. Les origines des Pomaks de Lofça restent obscures. Selon les historiens bulgares, ils sont de souche bulgare et ont été convertis à l’islam par la force à l’époque ottomane. Cet article a pour objet de résoudre le problème de l’origine des Pomaks de Lofça à partir des tahrir defters (registres de recensement) ottomans inédits des XVe et XVIe siecles. Ces registres montrent que les premiers Pomaks de Lofça, dans la plus grande partie, sont en grande partie issus de la conversion dela population locale. Car, 42 % en 1616, 72 % en 1545 et 21 % en 1579 des individus musulmans sont des fils d’Abdullah, c’est-à-dire des nouveaux convertis. Cet article montre également que l’apparition des premiers Pomaks n’est pas datable. Il s’agit d’un processus long et progressif. Durant un siècle (1479-1579), seulement 5 % de la population des 40 villages sont devenus musulmans. Ceci réfute la thèse de la conversion forcée des Pomaks à l’islam.

 ABSTRACT: THE ORIGINES OF LOFCA POMAKS ACCORDING TO OTTOMAN TAHRIR DEFTERS: 1479-1579.- The Pomaks are a Bulgarian speaking Muslim community. They used to live mainly in two regions before the Turkish-Russian War of 1877-1878. Those regions were Rhodopes and Lofca (Lofça, Loveč) in Bulgaria. The origins of Lofca Pomaks remain rather unclear. According to Bulgarian historians, Lofca Pomaks are of Bulgarian race and during the Ottoman rule, they converted to Islam under coercion. This article purports to resolve the question of the origin of the Lofca Pomaks through examination of the unpublished Ottoman tahrir defters (census registers) of 15th and 16th centuries. Those registers reveals that vast majority of the earlier Pomaks of Lofca converted to Islam. In 1516 42%, in 1545 72% and in 1579 21% of the Muslim Lofca Pomaks' names were “son of Abdullah”, i.e. new converts. Moreover this article demonstrates that it is not possible to determine exactly on which date the first Muslim Pomaks began to emerge. It was a lengthy process. Throughout a century (1479-1579), only 5% of the total population of 40 villages became Muslims. Accordingly, it seems difficult to argue that the Pomaks converted to Islam under coercion.


 

 

Les Pomaks[1] sont une communauté musulmane de langue bulgare. Nous définissons donc l'identité pomake par ces deux éléments : appartenance à l'Islam comme religion et le bulgare comme langue maternelle. (p.36) Les Pomaks vivent aujourd'hui en Bulgarie, en Macédoine, en Grèce et en Turquie. Avant la guerre turco-russe de 1877-1878, les Pomaks vivaient en deux régions : dans les Rhodopes et dans la région de Lofça[2]. Parallèlement on parle de deux groupes Pomaks. Les Pomaks de Rhodopes et les Pomaks de Lofça[3]. Avant la guerre de 1877-1878, le nombre des Pomaks de Rhodopes est estimé à 500 000 et celui des Pomaks de Lofça à 100 000[4].

Après la guerre turco-russe de 1877-78, la plupart des Pomaks ont émigré en Turquie et fondé des villages dans les départements (Edirne, Kýrklareli, Tekirdað, çanakkale, Balýkesir, Bursa, Manisa, Eskiþehir, etc.) de l'ouest du pays.

Plusieurs études sont consacrées aux Pomaks de Rhodopes[5]. Alors que les Pomaks de Lofça restent peu étudiés[6]. Même aujourd'hui, (p.37) comme le remarque à juste titre Bernard Lory, « lorsque l'on parle... des Pomaks, l'on considère généralement la population qui habite de façon compacte la partie occidentale du massif des Rhodo­pes »[7]. Cependant l'existence des Pomaks de Lofça a été signalée plus avant que celle des Pomaks des Rhodopes[8].

Nos villages pomaks de Lofça sont repartis aujourd'hui entre les commu­nes (obtina) de Kneža, Bjala Slatina, Roman, Jablanca, Teteven, Ugărčin, Lukovit, Červen Breg et Pelova qui, eux-mêmes, appartien­nent aux départements (oblast) de Lovec et Mihaylovgrad[9]. Dans le passé aussi, les villages pomaks avaient été partagés entre les kazas (arrondissement) de Lofça (Loveč), Plevne (Pleven), Rahova (Orjahovo) et Ivraça (Vraca) appartenant au sancak (province) de Niðbolu (Nikopol) aux XVe et XVIe siècles et dans le vilayet (département) de Tuna (Danube) au XIXe siècle. En effet, seulement une partie des villages pomaks de cette région appartenait au district de Lofça.

 (p.38) Bien qu'une bonne partie des villages pomaks n'appartenaient pas dans l'histoire et n'appartiennent pas aujourd'hui au district de Lofça, il est coutume, depuis L. Miletič[10], de désigner ces Pomaks comme  Pomaks de Lofça »[11]. Faute de mieux, nous aussi nous sui­vons cette tradition.

Avant la Guerre turco-russe de 1877-78, les Pomaks de Lofça habitait dans une soixantaine[12] de villages partagés entre les kazas de Lofça, Plevne, Rahova, Ivraça. Géographiquement les villages pomaks se situaient « dans la vallée du Vit, sur le cours moyen de l'Iskăr et le long de son affluent la Panega, et sur le cours moyen du Skăt. Un polygone irrégulier ayant pour sommets Pleven, Kneža, Bo­rovan, Roman, Teteven et Ugărčin circonscrit à peu près leur do­maine »[13].

On peut trouver les renseignements suffisants sur la situation géographique des villages de Pomaks de Lofça. Nous nous limitons ici à examiner l'origine des Pomaks de Lofça.

Notre étude a pour objet de résoudre la question de savoir si les Pomaks de Lofça sont d'origine d'une conversion effectuée sur place ou d'une colonisation venue de l'Anatolie. Dans le premier cas, les Pomaks de Lofça seraient d'origine bulgare, dans le deuxième cas, d'origine turque. Egalement, nous devons déterminer la date et les modalités de la conversion ou de la colonisation.

L'article de Bernard Lory sur les Pomaks de Lofça publié dans cette Revue en 1987[14] nous est d'un grand secours. Cependant il n'examine leur histoire qu'à partir du milieu du XIXème siècle. En effet, de temps où Constantin Jireček a écrit que « l'histoire du com­mencement des ces groupes musulmans dans la nation bulgare est obscure »[15] rien n'est changé et les origines des Pomaks de Lofça restent encore obscures. Néanmoins plusieurs thèses sur les origines des Pomaks de Lofça ont été développées essentiellement par les auteurs bulgares[16].  Selon eux, les Pomaks de Lofça sont de pure race bulgare et convertis à l'Islam par la force  (p.39) à l'époque ottomane. Quant à la date de cette conversion, ils avancent différentes périodes d'islamisation.

Pour vérifier cette thèse, nous avons envisagé une recherche fondée sur les tahrir defters ottomans inédits.

Puisque notre étude est fondée sur les tahrir defters, il con­vient de les présenter brièvement. Les tahrir defters sont des regis­tres de recensement de la population et des impôts établis par l'ad­ministration ottomane, surtout aux XVe et XVIe siècles. Ils donnent, village par village, le nombre de ménages musulmans et chrétiens d'une province[17]. Il y a deux types de tahrir defters : icmal (abrégé ou synoptique) et mufassal (détaillé). Les icmal tahrir defters (registres abrégés de recensement) ne donnent que le nombre des hanes (ménages, foyers ou feux) et mücerreds (célibataires)[18] et bi­ves (veuves). Quant aux mufassal tahrir defters (registres détaillés de recensement), ils indiquent également les noms des individus chefs de ménages, des mücerreds et des bives, avec les noms de leur père.

Il est évident que pour un tel travail nous avons d'abord besoin de déterminer les villages pomaks de Lofça avec précision. Puisque la forte majorité des Pomaks de Lofça ont émigré en Turquie après la guerre turco-russe de 1877-1878 (Doksanüç harbi), il faut déter­miner les villages peuplés, exclusivement ou partiellement, de Po­maks juste avant cette guerre. Il y a des témoignages, surtout récits de voyages, des études sur les villages pomaks de Lofça[19]. Nous dis­posons également des listes de villages pomaks données par Kanitz, Ireček, Miletič, Savov, Mikov, Iirkov, Ivanov, Cvetkova, Petrov et Lory[20]. En partant  (p.40) des études de ces historiens consacrées aux Po­maks de Lofça, on peut établir une liste  conte­nant les 40 villages (voir la première collone du Tableau n°1) :

Nous pouvons déterminer, à partir des tahrir defters ottomans, les premiers Pomaks dans ces 40 villages pomaks au XV et XVIe siècles. Nous préférons d'abord de donner le Tableau n°1 constitué à partir de cette recherche, ensuite de l'analyser.

Ce tableau se divise en six colonnes. Dans la premiere sont énumérés les villages pomaks. Les colonnes suivantes sont réservées respectivement aux données obtenues des tahrir defters de 1479, 1516, 1545 et 1579. Dans la dernière colonne, nous avons donné les chiffres du Salname-i Vilayet-i Tuna de H.1290 (Annuaire de la Provence du Danube de 1873), pour pouvoir faire une comparaison entre les nombres des Pomaks de XVIème et de XIXème siècle.

Tableau n° 1 : La population musulmane et chrétienne
dans les villages pomaks de Lofça

 

Sources

Sofia, Bib. nat.,OAK, 45/ 29, n° 1/1960

Istanbul, BOA, MM n° 11,
TD n°370

 

Année de régistre

1 4 7 9

1 5 1 6

 

Religion

Musulm.

Chrétiens

Musulmans

Chrétiens

 
Villages / Unité
M
V
M
V
M
C
V
M
C
V
1
Bela Slatina
-
-
20
2
-
-
-
47
20
3
2
Belençe (Belenci)
-
-
22
4
-
-
-
30
9
1
3
Býrkaçevo
 
 
 
 
-
-
-
24
6
-
4
Blýsniçevo / Panega
 
 
 
 
-
-
-
18
13
2
5
Breþte / Breþke
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
6
Bukofça (Bukovec)
 
 
 
 
-
-
-
20
9
1
7
Curilova
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
8
çamakovça
-
-
24
1
-
-
-
34
32
2
9
çerikova (Sadovec)
-
-
6
1
1
1
-
43
13
2
10
çerven Breg
-
-
48
6
1
-
-
50
41
-
11
Dermança
-
-
11
-
-
-
-
84
18
-
12
Dýben / Dýbene
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
13
Dýbnik (Dolni)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
14
Dýbnik (Gorni)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
15
Galata
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
16
Glava
 
 
 
 
-
-
-
10
1
-
17
Gornik
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
18
Gradeþniça
-
-
11
-
 
 
 
6
8
-
19
Huyuvan/Hubuvane
-
-
11
1
-
-
-
18
8
-
20
Izvor-i Muslim
1
-
31
-
2
1
-
30
15
4
21
Kneja/C.Kladenec
 
 
 
 
-
-
-
101
81
6
22
Komarevo
 
 
 
 
-
-
-
9
6
-
23
Koynare
 
 
 
 
-
-
-
124
130
4
24
Kurusoviça
 
 
 
 
-
-
-
78
33
3
25
Lepiça
-
-
28
1
-
-
-
26
7
2
26
Leþniça (Kirçevo)
-
-
40
3
3
-
-
55
30
1
27
Lukovit (Gorna)
-
-
47
2
-
-
-
51
20
2
28
Petreven
-
-
26
1
-
-
-
14
13
-
29
Popiça
 
 
 
 
-
-
-
26
11
-
30
Radomirçe
 
 
 
 
-
-
-
41
20
-
31
Reseleç
1
-
39
6
1
-
-
51
-
4
32
Roman
-
-
54
3
3
4
-
35
12
-
33
Rupçe
 
 
 
 
1
-
-
56
32
1
34
Suhaç
-
-
25
1
-
-
-
48
33
1
35
Týrnak
 
 
 
 
-
-
-
94
31
-
36
Tlaçane
 
 
 
 
-
-
-
17
4
1
37
Todoriçane
2
-
17
1
-
-
-
22
14
3
38
Toros
-
-
3
-
2
-
-
18
12
-
39
Ugýrçin
 
 
 
 
1
-
-
163
88
3
40
Yaniça / Eniça
-
-
24
1
-
-
-
29
12
-
 
T o t a l
4
0
487
34
15
6
0
1472
782
46
 
Individus***
20
0
2435
34
75
6
0
7360
782
46
 
Total en individus
20
2469
81
8188
 
%
0,80
99,20
0,97
99,03

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

: Ménages ;    : Célibataires ;    : Veuves ;  : Hommes (Population masculine)

 * BOA, TD, n°382, s.733-740.                 *** 1 ménage = 5 individus 


(p.42)

Tableau no I (Suite)

 

Sources

Istanbul, BOA,

TD n°416, 452

Ankara,TKGM,KK n°58 Istanbul,BOA,TD n°718

Salname-i Vilayet-i Tuna

 

 

 

Année

1 5 4 5

1 5 7 9

1 8 7 3

 

 

Religion

Musul.

Chrétiens

Musul.

Chrétiens

Musulmans

Chrétiens

 

Unité

M

C

 

M

C

V

M

C

M

C

M

H

M

H

1
BelaSlatina
-
-
-
113
11
11
3
-
174
131
100
156
342
517
2
Belenci
-
-
-
20
18
3
 
 
 
 
42
163
90
92
3
Býrkaçevo
-
-
-
32
12
2
1
1
50
3
176
481
542
142
4
Blýsniçevo
-
-
-
11
7
7
-
-
25
25
 
 
 
 
5
Breþte
 
 
 
 
 
 
-
-
58
12
60
92
113
184
6
Bukofça
-
-
-
15
8
2
 
 
 
 
51
172
23
141
7
Curilova
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
21
151
23
85
8
çamakovci
2
2
-
27
17
-
4
3
92
106
127
231
-
-
9
çerikova
-
-
-
15
14
5
3
3
38
9
130
362
113
267
10
çerven Br.
 
 
 
 
 
 
15
10
48
32
96
176
142
492
11
Dermaça
-
-
-
13
2
-
-
-
50
44
103
360
169
496
12
Dýben 
-
-
-
13
9
1
-
-
19
55
 
 
 
 
13
Dýbnik (D)
 
 
 
422*
322
8*
 
 
 
 
59
171
237
757
14
Dýbnik (G)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
65
144
144
447
15
Galata
 
 
 
 
 
 
6
5
10
5
172
858
-
-
16
Glava
-
-
-
15
11
3
-
-
40
34
90
141
-
-
17
Gornik
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
50
75
87
193
18
Gradeþniça
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
75
419
-
-
19
Huyuvan
3
-
-
9
5
1
6
3
28
17
25
72
136
249
20
Izvor-i Mus.
 
 
 
 
 
 
14
8
48
16
445
2340
-
-
21
Kneja
--
-
-
71
69
11
-
-
404
250
394
620
472
639
22
Komarevo
-
-
-
6
2
-
-
-
30
14
17
69
44
170
23
Koynare
-
-
-
79
33
49
4
6
361
125
553
720
-
-
24
Kurusovica
1
1
-
110
59
9
6
2
15**
5**
23
55
186
433
25
Lepica
-
-
-
28
11
1
-
-
87
53
50
98
70
141
26
Lesnica
3
-
-
13
30
1
6
4
52
30
236
619
-
-
27
Lukovit (G)
3
1
-
53
24
4
6
7
100
77
283
979
290
853
28
Petreven
1
1
-
9
4
3
3
3
30
17
64
160
122
414
29
Popiça
1
-
-
34
20
3
1
2
37
20
68
87
-
-
30
Radomirçe
-
-
-
26
11
-
2
-
11
12
186
461
96
114
31
Reseleç
1
-
-
35
1
2
3
-
110
23
145
290
103
242
32
Roman
5
3
-
15
3
-
16
6
30
12
49
204
64
227
33
Rupçe
-
-
-
28
16
3
1
1
42
30
176
461
96
114
34
Suhaç
1
-
-
22
20
4
-
-
101
48
41
71
91
147
35
Týrnak
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
154
172
162
228
36
Tlaçane
-
-
-
10
3
1
 
 
 
 
41
222
22
80
37
Todoriçane
1
1
-
32
23
3
10
6
70
51
65
161
171
512
38
Toros
 
 
 
 
 
 
12
-
33
-
271
1131
66
203
39
Ugýrçin
1
-
-
114
63
-
2
1
186
144
94
351
343
1116
40
Yaniça
2
-
-
27
11
 
2
-
50
32
-
-
179
214
 
Total
25
9
 
1417
839
137
126
71
2429
1459
4797
13495
4738
9909
 
Individus
125
9
 
7088
839
137
630
71
12145
1459
23985
13495
23690
9909
 
Total
134
8064
701
13604
37480
33599
 
%
1,63
98,37
4,90
95,10
52,73
47,27

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

** Il faut ajouter le nombre des voynuks que nous n'avons pas pu trouver dans le registre de 1579.  
 


(p.43)

Pour pouvoir montrer les sources, nous avons établi également un tableau montrant pour chaque village les numéros de pages des tahrir defters de 1479, 1516, 1545, 1579 et de Salname-i Vilayet-i Tuna de 1873.

 

 

Tableau n° 2 : Les numéros de pages des tahrir defters
 
Sources
OAK,45
MM, n°11
TD, n°416
TD, n°718
Salname
 
Année
1479
1516
1545
1579
1873
1
Bela Slatina
257
109
250
117
183
2
Belençe
293
120
91
-
193
3
Býrkaçevo
-
165
357
228
183
4
Blýsniçevo
-
245
407
403
?
5
Breþte
-
-
-
-
157